Polar noir, "Le Prix de la loyauté" dépeint de manière réaliste la destinée d\'une famille d\'origine irlandaise, entre un père alcoolique, des fils tourmentés par un drame familial et tentés, pour l\'un d\'entre eux, de quitter la police. Le scénario est solide et le suspense bien maintenu, même si l\'ensemble revêt un arrière-goût de déjà-vu, notamment en comparaison avec "La nuit nous appartient", de James Gray, auquel il est souvent comparé, et ne se prive pas de quelques lieux communs dans la mise en scène et la photographie. Si certaines scènes sont certes prévisibles, l\'ensemble "tient la route" et ne lésine pas sur les scènes fortes, au détriment sans doute de moments plus réfléxifs. Le jeu des acteurs est parfois un peu trop "américain" (comprenez quelque peu surjoué dans les expressions et les sentiments) mais certains acteurs tirent leur épingle du jeu, et notamment Jon Voight, très crédible en patriarche. Le duo mené par Collin Farrell et Edward Norton est quant à lui très efficace.
“Le prix de la loyauté” est un film policier américain sorti en 2008, avec à l’affiche Edward Norton, Collin Farrell et Jon Voight.
Réalisé par Gavin O’Connor (“Les Tudors”, “Warrior”), le film met en scène une famille de policiers, les Tierney, où l’honneur est avant tout de protéger les siens. Lorsque des policiers sont abattus au cours d’une intervention, l’affaire fait grand bruit au sein des forces de l’ordre. Ces dernières suspectent alors les trafiquants de drogue d’avoir été prévenus de leur arrivée. Le chef Francis Tierney (Jon Voight) charge alors son fils, le jeune lieutenant Ray (Edward Norton), de travailler sur cette affaire. Très rapidement, celui-ci comprend que toute cette histoire cache quelque chose de plus mystérieux. En effet, l’appartement où les policiers ont été tués semble appartenir à un parrain bien connu de la mafia, et cette affaire prend alors l’envergure d’un immense règlement de compte. Y aurait-il des flics ripoux dans la police new-yorkaise ? L’étau se resserre de plus en plus sur un chef de la police en proie à ses démons (et particulièrement sujet aux problèmes d’alcool). Le code d’honneur de la famille sera-t-il bafoué par celui de la police ?